Les chiens de village

Ma nuit fût courte, 5h de sommeil. J’étais trop préoccupé à répondre aux derniers mails, et écrire les articles sur notre voyage. Après un bon petit déjeuner : pain, œufs, jambon, café et jus de papaye (c’est fade) nous sommes allés faire quelques courses. J’ai dû acheter des bottes et des petites choses à boire et à manger.

Lors de notre marche à travers les rues de Puerto Maldonado, beaucoup de chiens errant étaient présents, des vraies chiens de village qui vivent une vie sans la contrainte des besoins de l’humain. A force de les voir, nous en sommes venus à nous rendre à l’évidence que nous critiquons souvent la captivité animale mais c’est exactement ce que nous faisons avec nos chiens. Leurs milieux de vie sont les villages où les détritus ont besoin d’être recyclés et c’est la nature qui s’en charge, c’est les chiens qui jouent ce rôle dans la chaîne écologique. Leurs vies est un milieu de liberté où ils doivent faire des comportements pour manger, communiquer pour survivre, intégrer ou éviter des groupes. Cette observation n’est pas là pour discréditer le faites d’avoir des chiens, j’en ai moi-même, mais pour nous rappeler que nos chiens ont des besoins propres à leurs espèces, que la majorité ne vivent pas dans nos maisons et que le temps où le canis familiaris à intégrer nos habitations n’est peut être pas si loin. Observer ces chiens et vous saurez surement de quoi à réellement besoin le vôtre.

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Le dernier transport

Vers 15h nous nous sommes rendus à Puerto de Capitania afin d’embarquer sur la pirogue  qui doit nous mener jusqu’au Centro de Rescate Taricaya. Raul était là ainsi que les bénévoles qui l’accompagnaient au restaurant la veille, et beaucoup d’autres. Nous étions en tout une quinzaine à prendre place dans ce grand bateau, surplombé d’une toile et muni d’un moteur. Il était doublement chargé par tout un tas de sacs et d’objets ainsi que des provisions.
C’était l’ultime voyage, 2h a voguer sur el Rio Madre de Dios, pour nous rendre là où nous voulions tant aller depuis un an et demi. Un silence d’or régnait parmi l’équipage, certains lisaient leurs journaux, d’autres étaient sur leurs portables ou leurs ordinateurs. Ce fût pour Isis et moi un moment très fort, nous avancions dans la forêt amazonienne, excités, déterminés, nous étions en route pour vivre une expérience incroyable, le paysage défilant nous le confirmait à chaque instant.

Un trajet paisible de deux heures sur El Rio Madre de Dios

Un trajet paisible de deux heures sur El Rio Madre de Dios

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Centro de Rescate Taricaya

Nous voilà enfin arrivé!

Nous voilà enfin arrivé!

Autant vous dire que la première expérience annonçait très bien la couleur ! Une fois la pirogue amarrée, au bas d’un escalier qui montait une dizaine de mètres, et nos affaires déchargées, il nous fallu à tous décharger les provisions et le matériel. C’est ainsi qu’une chaîne humaine se créa pour décharger bananes, sucres, pommes, citrons, pastèques, ananas et beaucoup d’autres denrées alimentaires pour nous et les animaux. Une fois montés Isis et moi, nous nous sommes séparés afin d’aider là où il y avait besoin. Nous avons finis par nettoyer les fruits et légumes des animaux ensemble.

Le centre se trouve au bord du fleuve, de grands arbres dominent l’endroit, une jungle luxuriante où de petites cabanes sur pilotis ont fait leurs places. Nous n’avons pas eu le temps de prêter attention à l’environnement. Durant le déchargement, je me rappelle simplement avoir croisé différents singes et un tapir, mais lorsque nous avions finis vers 18h30 il faisait déjà nuit noire.

1h30 après notre arrivée, la réceptionniste nous a emmenés à notre domicile ; une suite royale avec deux lits superposés, une douche bien rustre sans eau chaude, aération naturelle, un lavabo, un wc et une table. Quelques petites araignées par-ci par-là. Mathieu, un bénévole français, nous expliqua quelle réaction avoir si nous trouvions une mygale (étant donné les trous dans le plancher elles n’auront pas de mal à venir nous rendre visite ! ). Cela embellis encore plus notre expérience, ainsi que des reflexes à avoir comme ne pas mettre nos mains sans voir où nous les posons, vérifier les chaussures etc.

Il est 19h et c’est l’heure du repas, nous mangeons tous ensemble dans une grande pièce. Avec Isis nous avons fais connaissance avec Charli, une jeune allemande et primatologue mexicaine qui vient de finir ses études. Après manger, une petite partie de carte, une partie où se mélangent 4 langues : l’espagnol, le français, l’anglais et l’allemand.

Avant de partir nous coucher Raul nous à indiqué les horaires : 7h petit déjeuner et à 8h visite du centre.

Au moment où j’écris cet article je suis protégé par ma moustiquaire qui retient tout un tas de bestioles : sauterelles, cafards, scarabées, moustiques, et de temps à autre nous entendons un membre de cette faune impressionnante se taper la tête contre l’une de nos moustiquaires.

Nous sommes impatients de vivre notre première journée au Centre de Secours Taricaya !

Notre suite royale !

Notre suite royale !

 

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